Les valeurs qui guident notre engagement auprès des victimes

Les valeurs qui guident notre engagement auprès des victimes

équipe du cabinet Mescam, avocats spécialistes en dommage corporel à Bordeaux et à Anglet

« Je jure, comme avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité. »

Cabinet Mescam

Ces quelques mots, prononcés lors de la prestation de serment, sont le socle de l’exercice de la profession d’avocat.

Au-delà de cet engagement déontologique permettant de porter la robe, ces valeurs prennent une résonance toute particulière dans l’accompagnement quotidien des victimes de dommages corporels.

Au sein de notre cabinet, chaque dossier est avant tout l’histoire d’une personne dont la vie a été bouleversée par un accident de la circulation, une agression, une erreur médicale, un accident du travail ou tout autre événement traumatique.

Le droit du dommage corporel ne consiste pas uniquement à conduire une procédure d’indemnisation. 

Il implique d’accompagner des femmes, des hommes et des familles confrontés à des conséquences parfois irréversibles sur leur santé, leur vie personnelle et leur avenir. 

Il implique d’entrer dans l’intimité de leur histoire. 

Il implique de les accompagner, souvent durant des années.

Il implique un engagement aux côtés de la victime.

Chaque histoire remise entre nos mains nous oblige.

Les valeurs inscrites dans notre serment guident alors chacune de nos interventions.

La dignité, en accueillant chaque victime avec respect et en reconnaissant son parcours, son histoire et sa souffrance. 

La conscience, en préparant chaque dossier avec rigueur, en maîtrisant les aspects juridiques et médicaux du dommage corporel et en défendant chacun avec le soin exigé par la mission qui nous est confiée.

L’indépendance, en agissant exclusivement dans l’intérêt des victimes, sans subir d’influence et avec une totale liberté de parole et d’action.

Équipe du Cabinet Mescam — Avocats spécialisés en dommage corporel à Bordeaux et Bayonne

La probité, en privilégiant une relation fondée sur la transparence, la loyauté et la confiance.

L’humanité, enfin, parce qu’aucune procédure ne doit faire oublier qu’avant un dossier se trouve une personne qui attend d’être écoutée, comprise et justement indemnisée.

Ces principes ne sont pas de simples valeurs affichées. Ils orientent chaque décision, chaque conseil et chaque action du cabinet.

Notre mission est de défendre les droits des victimes avec compétence, détermination et bienveillance, afin qu’elles obtiennent une réparation intégrale de leurs préjudices et retrouvent, autant que possible, les moyens de se reconstruire.

Cette photographie du serment est le reflet de l’engagement qui anime quotidiennement notre cabinet : exercer notre profession avec la même exigence que celle à laquelle nous nous sommes engagés en prêtant serment.

L’indemnisation d’une victime amputée : une réparation qui doit couvrir toute une vie

L’indemnisation d’une victime amputée : une réparation qui doit couvrir toute une vie

indemnisation amputation - cabinet mescam

L’amputation constitue l’une des atteintes les plus lourdes à l’intégrité physique. Au-delà du traumatisme initial, elle entraîne des conséquences durables sur la vie personnelle, familiale et professionnelle de la victime. En droit du dommage corporel, le principe est clair : la réparation doit être intégrale. Aucune perte, aucun besoin lié au handicap ne doit rester à la charge de la victime.

Quelles spécificités à l’indemnisation d’une victime amputée ?

L’indemnisation d’une victime amputée comporte plusieurs spécificités.

Sur le plan professionnel, l’impact de l’amputation ne doit pas être sous-estimé. Cela peut compromettre l’exercice du métier, imposer une reconversion, limiter les perspectives d’évolution ou entraîner une perte de revenus. L’indemnisation doit alors prendre en compte l’incidence professionnelle dans toutes ses dimensions : dévalorisation sur le marché du travail, pénibilité accrue, perte de chance de promotion, frais de reconversion ou, lorsque cela est nécessaire, compensation totale ou partielle de la perte de gains futurs. 

Le droit à un appareillage performant est également essentiel. La victime ne doit pas se voir imposer une prothèse « standard » ou la prothèse prise en charge par l’organisme social pour des raisons économiques. Elle est en droit de bénéficier du matériel le plus adapté à son âge, à son activité, à son mode de vie et à son projet personnel. Cela inclut la prothèse de 1ière mise, mais également celle de remplacement, les renouvellements tout au long de la vie, les accessoires, les frais d’entretien, de réparation et de remplacement des composants.

Selon les besoins de la victime, plusieurs appareillages peuvent être nécessaires. La prothèse de vie quotidienne peut être complétée par une prothèse spécifique destinée à la pratique sportive, lorsque cette activité faisait partie de son mode de vie ou participe à sa reconstruction physique et psychologique. L’objectif de l’indemnisation n’est pas de permettre une simple autonomie minimale, mais de restituer, autant que possible, les conditions d’existence antérieures à l’accident et donc de remettre la victime en capacité de pratiquer des activités sportives et de loisir.

L’amputation peut également nécessiter d’importants aménagements du cadre de vie. L’accompagnement par un ergothérapeute ou un architecte peut alors être essentiel pour la préparation du dossier. Lorsque l’usage d’un fauteuil roulant est nécessaire, même de façon partielle ou ponctuelle, le logement doit pouvoir être adapté : suppression des obstacles, élargissement des portes, création d’une salle de bains accessible, installation d’une rampe ou d’un ascenseur, adaptation de la cuisine, voire acquisition d’un nouveau logement si les travaux sont impossibles ou disproportionnés. Ces dépenses, tout comme l’adaptation du véhicule, relèvent de la réparation du préjudice.

L’évaluation de ces besoins ne peut se limiter aux dépenses immédiates. Elle doit intégrer l’espérance de vie de la victime, les renouvellements futurs des équipements et les conséquences du handicap sur plusieurs décennies.

Chaque situation est unique et mérite une évaluation individualisée afin que la victime dispose, tout au long de sa vie, des moyens humains, techniques et financiers nécessaires pour préserver son autonomie et sa qualité de vie.

Obtenir une indemnisation véritablement intégrale suppose donc une expertise médico-légale rigoureuse, un accompagnement sur mesure avec le recours selon les cas à un ergothérapeute et un architecte conseil, ainsi qu’une parfaite maîtrise du droit du dommage corporel et des dossiers corporels lourds. 

Maître Marie Mescam interviewée par les médias lors du procès Millas

« Lutter contre l’injustice, c’est aussi réparer aujourd’hui ce que la justice n’a pas su reconnaître hier. » Maître MESCAM

 

L’auteur de cet article

Maître Alexia Veyrières

Maître Alexia Veyrières

Avocate spécialiste en droit du dommage corporel

En 2019, Me VEYRIÈRES rejoint notre cabinet pour se consacrer pleinement au droit du dommage corporel, un domaine où elle excelle et qu’elle approfondit constamment. Titulaire d’un Diplôme Universitaire en Droit du dommage corporel à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2024, pour lequel elle a rédigé un mémoire intitulé « La victime et la Convention IRCA », qui témoigne de sa maîtrise des questions complexes liées aux droits des victimes d’accident de la circulation. Cette formation théorique renforcée par sa pratique quotidienne lui confère une analyse fine et rigoureuse des dossiers qu’elle traite.

« Tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais. »

Crédit photo : Dan Burton

Blessé au football ? Vos droits à indemnisation pour accident de sport

Blessé au football ? Vos droits à indemnisation pour accident de sport

À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du Monde, et quelques semaines seulement après la victoire historique du PSG, la France vibre au rythme du ballon rond. Mais derrière les exploits se cachent aussi des blessures, parfois graves, parfois lourdes de conséquences. Ce que beaucoup ignorent : elles peuvent ouvrir droit à indemnisation.

Qu’il s’agisse d’un tacle dangereux, d’une collision involontaire ou d’une faute de jeu, une blessure de football peut justifier une demande d’indemnisation auprès du club, du joueur fautif ou de votre assurance.

blessé terrain de foot - cabinet mescam - avocat spécialisé en réparation du dommage corporel

Idée reçue

« En signant une licence, j’ai accepté les risques. Je ne peux rien réclamer. »
Faux. L’acceptation des risques ne couvre que les risques normaux inhérents à la pratique. Elle ne neutralise pas la responsabilité lorsqu’une faute, une négligence ou un manquement aux règles du jeu est en cause.

Quels mécanismes d’indemnisation après une blessure sportive ?

Selon les circonstances de l’accident, plusieurs voies s’offrent à vous. La première question à se poser est simple : y a-t-il une faute d’un tiers ?

Sans faute d’un tiers Avec faute d’un tiers
  • Garantie personnelle accidents de la vie (GAV)
  • Assurance individuelle souscrite par le sportif
  • Assurance proposée par la fédération sportive
  • Responsabilité du fait des choses 
  • Responsabilité civile du club adverse
  • Assurance RC du joueur fautif

 

Accident de football : le cadre juridique précis

En matière de football, la caractérisation de la faute s’appuie sur un texte précis : la loi 12 du règlement de l’IFAB (International Football Association Board), adoptée par la Fédération Française de Football (FFF), qui définit les fautes et incorrections.

Exemple concret : indemnisation pour un tacle tardif ou dangereux

C’est l’une des blessures les plus fréquentes en football, et pourtant l’une des plus mal comprises sur le plan juridique. Voici comment s’articule le raisonnement :

 

1 - La règle du jeu est violée

La loi 12 IFAB qualifie expressément de faute grossière tout tacle mettant en danger l’intégrité physique d’un adversaire ou commis avec violence.

2 - La faute engage la responsabilité du club

En vertu de l’article 1242 du Code civil et de la jurisprudence constante, le club est civilement responsable des fautes de jeu commises par ses joueurs.

3 - La victime peut agir contre le joueur et/ou le club

Les responsabilités ne sont pas exclusives. Une action récursoire entre co-responsables reste ensuite possible.

4 - Le préjudice est évalué et indemnisé ici

Incapacité temporaire, séquelles permanentes, pretium doloris, préjudice professionnel… chaque poste de préjudice est documenté et chiffré.

L’absence de poursuites pénales ne ferme pas la voie civile. : La responsabilité civile et la responsabilité pénale sont deux régimes distincts. Un classement sans suite, une absence de plainte, ne constituent pas des obstacles à une action en réparation devant les juridictions civiles. Le standard de preuve est différent, et la finalité aussi : il ne s’agit pas de punir, mais d’obtenir réparation d’un préjudice.

Chaque dossier est unique.

Ne laissez pas vos droits sans réponse.

La matière est complexe : circonstances de l’accident, responsabilités à engager, contrats d’assurance applicables, expertises médicales… Le cabinet Mescam, spécialisé en réparation du dommage corporel, analyse votre situation et vous accompagne à chaque étape pour obtenir une indemnisation juste et complète.

L’auteur de cet article

 

Corentin Jan

Son parcours académique l’a mené à suivre des études en droit pénal et sciences criminelles à Nantes, avant de développer une expérience professionnelle en droit de la famille, droit pénal et droit civil au sein d’un cabinet en Vendée. Parallèlement, il a exercé en tant qu’enseignant à la Faculté et au lycée, mettant à profit sa rigueur et ses compétences pédagogiques.

Ayant prêté serment en 2018, Maître JAN s’est illustré lors de nombreux concours de plaidoirie, notamment à l’École des Avocats, où il a développé une passion pour l’art oratoire et la défense des justiciables.

« Puisqu’on ne peut changer l’orientation du vent, il faut apprendre à orienter les voiles. »

 

 

L’indemnisation d’une victime d’agression 37 ans après

L’indemnisation d’une victime d’agression 37 ans après

agression dommage corporel
En matière de dommage corporel, certaines victimes pensent – à tort – qu’il est trop tard pour agir.

Pourtant, des mécanismes juridiques existent pour leur permettre d’obtenir réparation, même plusieurs décennies après les faits.
C’est le cas du dossier que notre cabinet a récemment défendu avec succès.

Une agression d’une extrême gravité mais des auteurs non condamnés

En 1989, dans un village de Gironde, une personne est victime d’une agression à caractère raciste d’une violence inouïe. Jeté d’un pont par ses agresseurs, elle est grièvement blessée et hospitalisée en urgence avec des conséquences physiques très lourdes nécessitant pas moins de 5 interventions chirurgicales.
À l’époque, malgré des éléments permettant d’identifier les auteurs, la procédure pénale est classée sans suite. La victime se retrouve sans reconnaissance.

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Une aggravation de son état de santé aux conséquences majeures

Plus de trente ans après les faits, en 2021, l’état de santé de la victime se dégrade significativement.

Des complications apparaissent avec des dégénérescences arthrosiques invalidantes, des douleurs chroniques, et une perte de mobilité importante au quotidien.
Cette dégradation physique entraîne également des répercussions psychologiques importantes, avec l’apparition d’un état dépressif nécessitant un traitement anxiolytique et un suivi médical.

C’est dans ce contexte que la victime décide de consulter notre cabinet, pensant pouvoir, au mieux, être indemnisée pour cette seule aggravation récente.

Un levier juridique méconnu : le relevé de forclusion devant la CIVI

En principe, en tant que victime d’une agression, vous avez 3 ans à compter de la date de l’infraction pour déposer un dossier auprès de la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI). Ce délai est prolongé d’un an à compter de la date de la dernière décision pénale. Mais, passé ce délai, la demande est normalement irrecevable.
Cependant, il existe une exception essentielle : lorsque l’état de santé de la victime s’aggrave, il est possible de demander un relevé de forclusion devant la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI).

Contrairement à une idée répandue, l’aggravation ne se limite pas à l’apparition de nouveaux préjudices. Elle inclut également toute majoration des séquelles initiales, même longtemps après les faits.

Autre point fondamental :

la victime peut solliciter une indemnisation non seulement pour l’aggravation, mais aussi pour l’ensemble de ses préjudices, y compris ceux subis à l’origine, même s’ils n’ont jamais été indemnisés.

Réparation pour notre client, 37 ans après son agression

Dans ce dossier, nous avons démontré :

  • la réalité de l’infraction,
  • la gravité des atteintes subies,
  • et surtout l’existence d’une aggravation médicalement constatée.

Par une décision rendue le 24 avril 2026, la CIVI a fait droit à notre demande en relevant la victime de la forclusion.
Une expertise médicale a été ordonnée afin d’évaluer l’intégralité de ses préjudices, qu’ils soient initiaux ou aggravés.
Cette décision marque une étape essentielle vers une indemnisation complète.

Réparer aujourd’hui ce qui n’a pas été reconnu hier

Ce dossier illustre une réalité importante : l’absence de démarche ou même l’échec d’une procédure judiciaire dans le passé ne prive pas nécessairement une victime de ses droits.

Maître Marie Mescam interviewée par les médias lors du procès Millas

« Lutter contre l’injustice, c’est aussi réparer aujourd’hui ce que la justice n’a pas su reconnaître hier. » Maître MESCAM

 

Vous êtes concerné ?

Si vous avez été victime d’une agression, d’une autre infraction restée sans indemnisation, et que votre état de santé s’est aggravé, il est possible d’agir.
Chaque situation mérite une analyse précise.

Des solutions existent, même lorsque l’on pense que tout est prescrit.
Notre cabinet vous accompagne pour faire valoir vos droits et obtenir la réparation que vous méritez.

L’auteur de cet article

Emma Leduc

Emma Leduc

Avocat en dommage Corporel au Cabinet de Bayonne

Avocate au Barreau de Bayonne depuis 2022, Maître Emma LEDUC est spécialiste en droit du dommage corporel (titre CNB, 2025) et membre de l’ANADAVI. Titulaire d’un Master 2 en Conseil et Contentieux et d’un DU en droit du dommage corporel (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), elle intervient sur des dossiers de grande complexité — attentats de Paris, incendie de la Marina, accident de Millas — avec rigueur et empathie au service des victimes.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

Crédit photo : Dan Burton

Peut-on obtenir une indemnisation pour une simple chute d’échelle ?

Peut-on obtenir une indemnisation pour une simple chute d’échelle ?

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Oui, une chute d’échelle à domicile peut ouvrir droit à une indemnisation à la suite d’un accident de la vie, à condition que la victime soit bien accompagnée pour faire valoir l’ensemble de ses droits.

En octobre 2014, un homme d’une soixantaine d’années chute d’une échelle alors qu’il effectue des travaux de jardinage à son domicile. L’accident peut sembler banal au premier regard. Pourtant, ses conséquences sont lourdes : fractures multiples, hospitalisations répétées, interventions chirurgicales et séquelles permanentes.

La victime était assurée au titre d’un contrat Garantie des Accidents de la Vie (GAV). Dans un premier temps, elle s’est retrouvée seule face à son propre assureur. Celui-ci a mandaté un expert qui l’a examinée sans assistance, avant de rédiger un rapport unilatéral. À la fin de l’année 2017, une offre d’indemnisation lui a été adressée.

Estimant cette proposition insuffisante, la victime a finalement décidé de saisir notre cabinet, dédié au droit du dommage corporel. Elle a eu raison de le faire.

Le jugement du 5 mars 2026 obtenu dans son intérêt illustre concrètement ce qu’une défense rigoureuse peut changer en matière d’indemnisation pour un accident de la vie : l’offre initiale de l’assureur s’élevait à 31 800 €, tandis que la décision judiciaire a fixé l’indemnisation à 114 067 €, soit un gain de 82 267 €.

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L’offre de l’assureur n’est pas toujours suffisante

Dans les dossiers de garantie accidents de la vie, l’offre formulée par l’assureur ne constitue pas nécessairement une évaluation complète du préjudice. Elle intervient souvent à l’issue d’une expertise réalisée sans véritable contradiction, alors même que la victime ne mesure pas toujours l’étendue de ses droits.

C’est précisément dans ce type de situation que l’intervention d’un avocat spécialisé en dommage corporel prend tout son sens.

Le Cabinet Mescam a d’abord procédé à une analyse rigoureuse de la sémantique du contrat GAV souscrit par la victime. Cette étude a mis en évidence que les conditions générales devaient être interprétées de façon à permettre une indemnisation d’un accident de la vie portant sur l’ensemble des postes de préjudice, et non sur les seuls postes retenus par l’assureur conformément à une jurisprudence stricte de la Cour de Cassation.

À défaut d’accord amiable, cette interprétation a dû être obtenue judiciairement.

Une expertise médicale indépendante peut tout changer

En parallèle, le Cabinet Mescam a sollicité la désignation d’un expert judiciaire indépendant par le tribunal. Cette étape est essentielle dans une procédure d’indemnisation à la suite d’un accident de la vie, notamment lorsque la victime a déjà été examinée seule par un médecin mandaté par la compagnie d’assurance.

Que ça soit en phase amiable ou en phase judiciaire, le cabinet ne laisse jamais la victime affronter seule l’expertise médicale. Ici, elle a donc été accompagnée par le médecin conseil de victimes du cabinet, afin que son état soit évalué de manière complète, contradictoire et fidèle à la réalité de ses préjudices.

Cette expertise a permis de prendre en compte notamment les souffrances endurées, les hospitalisations répétées, les interventions chirurgicales, l’impact sur la vie quotidienne ainsi que les séquelles permanentes et la perte de qualité de vie.

Même un accident en apparence banal mérite une analyse sérieuse

La leçon à retenir est simple : un accident du quotidien peut entraîner des conséquences majeures, et justifier une indemnisation pour un accident de la vie bien supérieure à l’offre initialement proposée.

Une chute d’échelle, un accident domestique, une glissade dans un escalier ou encore un accident de vélo ne sont jamais des sinistres “trop petits” lorsqu’ils provoquent des blessures durables, des soins lourds ou une altération de la qualité de vie.

L’avocat spécialisé en droit du dommage corporel apporte alors une double expertise : il analyse le contrat Garantie Accidents de la Vie pour en exploiter toutes les garanties, et il veille, avec le médecin conseil de victimes, à ce que chaque préjudice soit évalué à sa juste mesure.

Pourquoi se faire assister ?

Se faire assister permet de ne pas subir seul la logique de l’assureur. Dans un dossier d’indemnisation d’un accident de la vie, tout se joue souvent sur deux plans complémentaires :

  • L’interprétation du contrat
  • l’évaluation médicale du dommage.

Lorsque ces deux dimensions sont défendues avec rigueur, la victime peut obtenir une réparation bien plus conforme à sa situation réelle.

Dans ce dossier, l’écart entre l’offre initiale et l’indemnisation finalement obtenue rappelle une réalité essentielle : être victime d’un accident de la vie ne signifie pas devoir accepter sans discussion la première proposition de l’assureur.

L’auteur de cet article

Emma Leduc

Emma Leduc

Avocat en dommage Corporel au Cabinet de Bayonne

Avocate au Barreau de Bayonne depuis 2022, Maître Emma LEDUC est spécialiste en droit du dommage corporel (titre CNB, 2025) et membre de l’ANADAVI. Titulaire d’un Master 2 en Conseil et Contentieux et d’un DU en droit du dommage corporel (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), elle intervient sur des dossiers de grande complexité — attentats de Paris, incendie de la Marina, accident de Millas — avec rigueur et empathie au service des victimes.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

Maître MESCAM auditionnée par la Cour de cassation pour repenser la Nomenclature Dintilhac

Maître MESCAM auditionnée par la Cour de cassation pour repenser la Nomenclature Dintilhac

Maitre Mescam Nomenclature Dintilhac

Qu’est-ce que la nomenclature Dintilhac ?

Si vous avez été victime d’un accident — de la route, médical, du travail, de la vie ou de toute autre nature — vous avez certainement entendu parler d’indemnisation de vos préjudices. Mais savez-vous comment cette indemnisation est déterminée ?

Tout repose sur une base textuelle : la nomenclature Dintilhac.

Établie en 2005, cette nomenclature liste les préjudices qu’une victime peut subir : dépenses de santé, déficit fonctionnel permanent, préjudice esthétique, perte de gains professionnels, préjudice sexuel, souffrances endurées… etc.

En tout ce sont 20 postes de préjudices pour la victime directe et 9 postes de préjudices pour la victime par ricochet (proche de la victime directe témoin de sa souffrance) qui avaient été créés.

Pourquoi cette nomenclature doit être repensée ?

Un texte vieux de 20 ans… pour une société qui a changée

Rédigée en 2005, la nomenclature Dintilhac n’a jamais été officiellement révisée. Pourtant, la société a profondément évolué : nouveaux modes de vie, nouvelles formes de famille, nouvelles situations de victimes. Des milliers de victimes passent aujourd’hui à côté d’une partie de leur indemnisation parce que leurs préjudices ne correspondent à aucune case prévue en 2005.

Les avocats spécialisés en droit des victimes le constatent chaque jour dans leurs dossiers : la nomenclature Dintilhac ne reflète plus l’intégralité des préjudices vécus. Certaines situations, devenues fréquentes, n’y trouvent pas leur place. D’autres sont traitées de façon trop floue, laissant la porte ouverte à des indemnisations insuffisantes.

Voici quelques exemples concrets de préjudices qui méritent une meilleure reconnaissance :

  • Le préjudice sexuel temporaire

Vous êtes victime et vous subissez un lourd processus de guérison avec de nombreuses hospitalisations, des soins de rééducation qui durent plusieurs années avant que votre état de santé soit stabilisé et donc considéré comme consolidé. Durant ces années là vous pouvez ne pas avoir de relation intime, sentir une baisse de libido…etc. Aujourd’hui cela n’est pas reconnu par la nomenclature Dintilhac. Seul le préjudice sexuel définitif est prévu.

  • Le préjudice d’agrément temporaire

Vous êtes victime et vous subissez un lourd processus de guérison avec de nombreuses hospitalisations, des soins de rééducation qui durent plusieurs années avant que votre état de santé soit stabilisé et donc considéré comme consolidé. Durant ces années là vous pouvez ne pas pouvoir reprendre vos activités sportives, de bricolage, de jardinage etc. Aujourd’hui cela n’est pas reconnu par la nomenclature Dintilhac. Seul le préjudice d’agrément définitif est prévu.

  • L’incidence professionnelle temporaire

Vous êtes victime et vous subissez un lourd processus de guérison avec de nombreuses hospitalisations, des soins de rééducation qui durent plusieurs années avant que votre état de santé soit stabilisé et donc considéré comme consolidé. Durant ces années là vous pouvez reprendre votre travail mais avoir une pénibilité une fatigabilité une perte de promotion …etc. Aujourd’hui cela n’est pas reconnu par la nomenclature Dintilhac. Seul l’impact professionnel après votre consolidation est prévu.

La Cour de cassation fait appel à l’expertise de Maître MESCAM

C’est dans ce contexte que la Cour de cassation — plus haute juridiction judiciaire française — a engagé une réflexion de fond sur la rénovation de la nomenclature Dintilhac. Pour mener à bien ce chantier, elle a souhaité entendre des experts de terrain, des avocats qui connaissent de l’intérieur les lacunes du système et les souffrances qu’elles génèrent.

Maître MESCAM, associée du cabinet, experte auprès du CNB (Conseil National des Barreaux) a été auditionnée dans ce cadre. Ce n’est pas un hasard : reconnue pour son engagement total aux côtés des victimes, elle consacre l’intégralité de son activité à défendre celles et ceux qui ont subi un dommage corporel et à obtenir pour eux la réparation la plus complète possible en tant que spécialiste.

Ce que cela change concrètement pour vous

Cette audition est une étape importante. Elle signifie que la plus haute juridiction française reconnaît que le système actuel d’indemnisation doit évoluer. Pour les victimes, c’est un signal fort : vos préjudices méritent d’être mieux reconnus, mieux définis, mieux réparés.

Mais en attendant cette réforme, vous pouvez dès aujourd’hui bénéficier d’une défense qui s’empare de ces préjudices non reconnus. Un avocat spécialisé sait identifier l’intégralité de vos préjudices  et se battre pour que vous soyez indemnisé à la hauteur de ce que vous avez réellement subi.

Ne vous contentez pas d’accepter la première offre de l’assurance. Le Cabinet MESCAM s’engage personnellement à tout mettre en œuvre pour que chaque victime reçoive une indemnisation intégrale.

L’auteur de cet article

Emma Leduc

Emma Leduc

Avocat en dommage Corporel au Cabinet de Bayonne

Avocate au Barreau de Bayonne depuis 2022, Maître Emma LEDUC est spécialiste en droit du dommage corporel (titre CNB, 2025) et membre de l’ANADAVI. Titulaire d’un Master 2 en Conseil et Contentieux et d’un DU en droit du dommage corporel (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), elle intervient sur des dossiers de grande complexité — attentats de Paris, incendie de la Marina, accident de Millas — avec rigueur et empathie au service des victimes.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »